Découvrir le melon québécois : le melon brodé

August 20, 2020

Bien qu’il ressemble à un cantaloup, le melon brodé est unique en son genre. On le distingue du cantaloup (à la surface lisse) par ses rayures plutôt creuses. C’est pourquoi on l’appellera dans le langage familier « cantaloup », alors qu’il s’agit bien d’un petit melon brodé !

 

La preuve qu’ils sont différents? Voici respectivement leurs 2 noms : Cucumis melo var. cantalupensis & Cucumis melo var. reticulatus. Je vous laisse deviner lequel est lequel !

 

On cultive au Québec 2 types de melons : le melon d’eau jaune (chair jaune plus sucrée, mais qui contient plus de pépins) et le melon brodé (cantaloup). Encore là, on peut cultiver 2 types de melons brodés : le melon de Montréal et le melon d’Oka (le plus cultivé, parce qu’il est beaucoup plus facile à faire pousser !). Mais attention, on peut retrouver ce dernier en épicerie pendant seulement 2 mois : août et septembre. Pourquoi on les récolte si tard dans l’année ? Ces fruits « tropicaux » nécessitent énormément de chaleur ! Cependant, les débuts de l’été 2020 ont été plutôt chauds et le melon brodé s’est pointé le bout du nez un peu plus tôt cette année. Il faut donc faire vite, ils s’envolent rapidement !

 

 

INFORMATIONS NUTRITIONNELLES

Comme beaucoup de fruits, le melon brodé est composé à plus de 90% d’eau ! Il contient aussi des quantités appréciables de potassium, de folate et de vitamine B3 (niacine). Il est également une bonne source de bêta-carotènes, ainsi que de vitamine A et de vitamine C*, des vitamines aidant à la santé osseuse et aux fonctions immunitaires**.

 

 

 

L’APPRÊTER COMME UN CANTALOUP

Même si leurs origines sont un peu différentes, le melon brodé s’apprête comme le cantaloup. En salade de fruits, en salade de melons, accompagné de prosciutto ou de fromage Bocconcini, dans un smoothie, un cocktail ou en marmelade : les possibilités sont infinies ! Le melon brodé a un goût similaire à celui du cantaloup, peut-être même légèrement plus sucré.

 

Comment savoir si vos melons sont mûrs ? Il suffit de prendre son melon dans sa main, puis le frapper de l’autre main. S’il rebondit ou si ça sonne plutôt creux, votre melon est prêt! (Très très scientifique cette méthode, on le sait !).

 

Avec les récents événements, on observe une certaine tendance chez les Québécois et Québécoises : la préoccupation d’acheter et de consommer plus locale ! Il va donc de soi que les melons brodés de cet été soit de plus en plus populaires ! Certains diront même que notre melon est légèrement plus sucré et plus agréable en bouche que les melons de nos amis du sud. Le melon brodé est alors parfait pour encourager nos producteurs locaux et se régaler cet été !

 

 

 

QUE S’EST-IL PASSÉ AVEC LE MELON DE MONTRÉAL? 

Le melon de Montréal, un type de melon brodé, a fait beaucoup parler de lui dans les dernières années. Mais que s’est-il passé ? On a perdu ses semences, pour les redécouvrir il y a quelques années ! Le problème ? Il est très difficile à cultiver et nécessite certaines sélections génétiques chaque année afin de le préserver. Chose certaine, le melon de Montréal à la tête dure.

 

Mais pourquoi vouloir cultiver à nouveau ce type de melon ? Cette variété était l’une des plus populaires en Amérique du Nord vers la fin du 19e et le début du 20e siècle. Réputé pour sa chair juteuse ainsi que sa taille énorme (environ 20 lb !), le melon de Montréal pouvait se vendre extrêmement cher, soit l’équivalent d’environ 23 $ par melon aujourd’hui. Il était cultivé sur les terres de Mont-Royal, puis au Vermont lorsque les États-Unis ont acheté des semences. Connu comme un melon des plus profitables pour les agriculteurs québécois, on allait même jusqu’à exporter ces melons vers Chicago, Boston et New York, où ils se vendaient comme de petits pains chauds.

 

Au fil du temps, avec l’urbanisation des terres entourant le Mont-Royal et avec les températures variables du Québec, la culture s’est arrêtée et les semences se sont perdues. On a pu retrouver ses fameuses semences il y a quelques années, mais la culture est si difficile que les agriculteurs québécois ont décidé de se tourner vers d’autres types de melons brodés (comme le cantaloup !). Certains affirment même que les semences qu’on détient aujourd’hui et qu’on dit être celles du melon de Montréal ne seraient peut-être pas finalement celles qu’on croit être***.

 

 

 

 

EN CULTIVER À LA MAISON

Si vous raffolez des melons en collations, il est possible d’en cultiver dans votre propre cour. Pour cela, il vous faudra : du soleil, des semences et de la patience ! Même s’il vaut mieux toujours suivre les instructions derrière le paquet de semences, voici quelques trucs pour vous aider à cultiver nos melons québécois sans soucis, et ce dès le printemps prochain. 

 

  • Couvrez vos melons d’une bâche pour empêcher les mauvaises herbes et les petits insectes indésirables

  • Plantez vos semences en les orientant vers le bas (ça favorise une meilleure croissance)

  • Soutenez vos melons à l’aide de tuteurs

  • Mais surtout : informez-vous ! (regardez des vidéos, informez-vous auprès de votre centre d’horticulture local, etc.)

 

Il se peut que vos semences ne portent fruit, c’est normal. Les melons sont bien têtus et il vous faudra probablement réessayer l’année suivant tout en demandant conseil à votre horticulteur du coin. La clé, c’est la patience !

 

 

Source : Martin Delisle - www.flickr.com/photos/martindelisle31/5967910787/in/photostream/

 

 

 

---

 

* Les données proviennent du Fichier Canadien des Éléments nutritifs par Santé Canada, pour 100 g d’aliments.

 

** Source : La nutrition, de M. Bélanger / M. Leblanc / M. Dubost

 

*** Source : Ville de Mont-Royal

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